L'épandage à l'air libre, ou soufflage, de la ouate de cellulose
Où la mettre en uvre et comment ?
Dans 85% des cas, en 2011, la ouate de cellulose est principalement utilisée en France pour isolée les combles perdus. La technique du soufflage est la plus répandue. Dans certains régions de pays européens, comme en Allemagne ou en Suisse, le pourcentage est inversé au profit de la technique d'insufflation.
Ainsi, l'influence des pays du nord et germaniques favorise le développement d'autres techniques pour d'autres utilisations de la ouate de cellulose dans l'isolation des bâtiments.
Le soufflage de la ouate de cellulose est généralement fait à l'aide d'une machine, dite souffleuse-cardeuse, par les professionnels. De rares particuliers se risquent à la poser manuellement. L'épandage de la ouate expose le poseur à une forte probabilité d'obtenir un résultat peu satisfaisant et surtout particulièrement fatiguant.
L'application mécanique se fait à sec sauf dans le cas du flocage, dans quel cas le professionnel doit s'équiper d'une buse d'aspersion d'eau pour réaliser un mélange soigné.
De manière générale, il est indispensable de préciser que la ouate de cellulose doit être appliquée uniquement dans des ouvrages à l'abri des précipitations, des intempéries et plus généralement de lieux où les variations d'humidité sont très importantes. Dans ce cas uniquement, le poseur peut espérer atteindre pour son produit une longévité dépassant le demi-siècle.
La densité
En termes de densité, selon la norme ISO/CD 18393, celle-ci doit respecter en fonction des domaines d'application un niveau minimum. La densité est calculée en divisant la masse du matériau mis en œuvre par le volume de remplissage.
Dans le cas de la technique du flocage (projection humide), la densité de la ouate de cellulose doit être supérieure à 30kg par m3.
Dans certain bâtiment situé dans des zones de fortes activités (chemin de fer, route à grand passage ), il est important de prendre en compte le risque de tassement. Celui-ci ne doit en aucun dépasser certaines limites qui sont déterminée dans la norme ISO/CD 18393.
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Application
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Densité minimum en kg par m3
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Cloisons (Application avec une cardeuse-souffleuse)
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44
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Rampants (Application avec une cardeuse-souffleuse)
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40
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Rampants (Application manuelle)
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50
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Plafond et surfaces horizontales à faible
pente (< ou = à 10°)
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25
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Le tassement de la ouate de cellulose est l'un des risques de la technique de l'insufflation. Pour cette raison il est ainsi impératif que le professionnel soit un applicateur formé aux techniques de pose. La granulométrie des supports, l'inclinaison des parois, la taille des caissons de réception sont d'autant des paramètres à prendre en compte pour réussir avec soin une isolation de qualité qui restera la même pendant au minimum les 50 prochaines années.
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Contrôles
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Tassement miximum en %
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Tassement dû à des secousses
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8
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Tassement dans une cloison dû à des
vibrations
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0
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Tassement dû à des conditions climatiques
particulières
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10
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Abordons à présent les différentes techniques. Nous commencerons par l'application la plus utilisée à l'heure actuelle en France, le soufflage. La société Botémo a participé aux tests réalisés pour cette étude.
Le soufflage de ouate de cellulose
Ce procédé d'isolation thermique concerne le plancher des combles perdus non aménagés ou difficilement accessibles. Dans certains cas, le particulier ajoute avec soin quelques planches posées sur les solives afin d'entreposer quelques objets. Dans tous les cas, il n'est pas recommandé de recouvrir la surface concernée par un plancher fermé, cette approche faisant l'objet d'une technique distincte, l'insufflation.
Le soufflage se fait sur des planchers étanches à l'air au dessus de pièces dont l'hydrométrie est faible ou moyenne. Il faudra ainsi faire attention à l'isolation des planchers au dessus de locaux tels que les salles de bain ou les cuisines.
Le poids de l'isolant doit aussi être pris en compte : le plancher de réception doit facilement porter au minimum 15 kg au mètre carré.


L'inspection et préparation du chantier
Au préalable, avant de commencer les travaux, le professionnel doit inspecter de manière minutieuse les combles. Il doit vérifier en priorité certains éléments clés.
Le premier point à vérifier est l'état général du plancher. Dans certain cas, une simple fuite d'eau ancienne et discrète peut avoir endommagée gravement le matériau de réception. Ces anomalies graves sont parfois particulièrement discrètes, d'autant plus si elles sont anciennes. D'où l'intérêt d'être équipé d'une lampe torche puissante lors de l'inspection. Cette première étape est essentielle car le poids de l'isolant peut fragiliser les parties malades du bâtiment. L'il expert d'un charpentier ou d'un menuisier est dans ce cas d'une grande valeur ajoutée !
Le deuxième point à contrôler est l'étanchéité à l'air, vérification nécessaire pour l'ensemble des chantiers.
L'étanchéité à l'air a pour but d'empêcher la convection de l'air chaud vers la paroi, plus froide, et l'apparition de dégâts (dus à l'humidité intérieure) sur la structure. Cette étanchéité peut être assurée selon deux méthodes : la pose d'un panneau intérieur type OSB ou la pose d'un film pare ou freine-vapeur.
Le freine-vapeur, en hiver, va bloquer la vapeur à l'intérieur du bâtiment. Alors qu'en été, il laissera passer l'humidité qui proviendra de l'extérieur.Il est essentiel d'apporter beaucoup de soins à la mise en uvre du pare-vapeur.
La défaillance dans l'étanchéité intérieure peut être source de dégâts importants. Pour vérifier la qualité de la pose, le test de la porte soufflante est de manière de plus en plus courante utilisée par les professionnels du bâtiment. Le " Blower Door " est une porte temporaire munie d'un grand ventilateur qui va aspirer ou souffler l'air à l'intérieur du bâtiment. Par les fuites passe ainsi l'air que le technicien va repérer grâce à une machine à fumée.
La perméabilité de la ouate de cellulose n'est inférieure de la fibre de bois. Néanmoins, ses performances sont largement supérieures à celles des laines minérales.
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Matériaux
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Perméabilité à l'air*
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| Laines minérales |
13 - 150
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| Ouate de cellulose |
4
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| Fibre de bois |
0
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* Perméabilité à l'air (m3/(m2.h)) avec une différence de 50 Pa.
Le professionnel va vérifier l'absence de trous ou de fentes ouvertes entre les éléments susceptibles de nuire à l'isolation. Ces anomalies peuvent également augmenter la perméance à la vapeur d'eau du plancher, cas particulièrement dangereux pour l'ouvrage lors de présence de salle d'eau sous celui-ci. Dans le cas d'anomalie constatée, l'utilisation d'un pare vapeur ou freine vapeur est indispensable pour sécuriser l'application.
Le plancher ne doit pas comporter de parties creuses ventilées sur l'extérieur susceptible de nuire à l'efficacité de l'isolation. Dans le cas d'une présence de ventilation, il est nécessaire de poser de déflecteurs afin d'éviter des mouvements d'air dans la ouate de cellulose.
Il est néanmoins nécessaire de conserver une ventilation des combles en fonction des normes en vigueur. Il est possible que dans certains cas une ventilation des combles ne puisse être réduite (pigeonnier, défauts de conception du bâtiment ). Il est ainsi probable que la ouate de cellulose soit une fois appliquée sur le plancher, exposée à des souffles d'air. Vous pouvez de manière astucieuse réaliser une " croutage " de la ouate de cellulose. Cette opération simple consiste à prendre un vaporisateur d'humidité, celui utilisé par le jardinier d'intérieur pour humidifier ses plantes dans le jardin d'hiver. Une fois la ouate de cellulose déposée, il suffit d'humidifier légèrement l'air afin de déposer quelques gouttes de rosée sur la surface de la ouate. Lorsque cette humidité disparaitra, la surface de la ouate sera légèrement durcie. Cela suffira pour la faire résister aux souffles des vents indiscrets qui se glisseront dans vos combles.
Dernier point concernant la préparation du chantier : la disposition de la machine et des ballots. La cardeuse n'est pas bruyante. Elle peut être installée à l'intérieur du bâtiment si la maîtresse de maison accepte le risque que sa maison soit " ouatée ". En effet, la cardeuse va être à l'origine d'une poussière de ouate relativement dense. Celle-ci pénétrera dans l'ensemble des pièces à proximité de la machine. Néanmoins, l'installation de la cardeuse dans la maison peut être pour des raisons logistiques. En effet, lorsque la machine reste dans le camion, celui-ci peut gêner la circulation. Pendant les périodes de grands froids, les poseurs apprécient le confort d'être à l'intérieur d'un bâtiment. Néanmoins, il faut prendre en compte le poids de la machine qui peut dépasser les 100kg. La déplacer peut devenir un véritable exploit. Pour les ballots, il est nécessaire de les mettre à l'abri de l'humidité.
Le chargement des ballots dans la cardeuse est une tâche facile mais importante. Elle est généralement dédiée à l'ouvrier le moins qualifié. Néanmoins, même s'il s'agit simplement d'alimenter la machine avec la ouate versée dans la cardeuse, ce travail doit être fait consciencieusement car la machine peut facilement se bloquer si le ballot est jeté dans son entier dans la machine. Il faut par ailleurs faire très attention de ne pas faire tomber un outil tel qu'un cutter ou un tournevis qui pourrait ainsi endommager les mécanismes de la cardeuse.
Il est nécessaire que le tuyau de la machine fasse au minimum 20 mètres de long. Cette distance apporte une garantie supplémentaire d'un bon décompactage de la ouate. L'utilisation d'un tuyau transparent (difficile à trouver dans le commerce) et lisse à l'intérieur vous facilitera grandement la vie sur votre chantier. Vous pourrez ainsi facilement détecter les bouchons dans votre tuyau. En cas de dénivelé important, il faut faire une boucle au tuyau de manière à éviter la formation de bouchon qui entraverait le redémarrage de la souffleuse. Enfin, il est nécessaire de respecter un temps de préchauffage de la machine afin d'éviter d'endommager les pièces mécaniques. Ceci est d'autant plus important que la température extérieure est basse (dans le cas où votre machine reste dans le camion).
La présence d'un ancien isolant
Dans la très grande majorité de rénovation thermique d'un bâtiment, les planchers sont recouverts d'un isolant. Dans 98% des cas, il s'agit de laines minérales. Ces laines minérales dont la durée de vie est de l'ordre d'une vingtaine d'année sont parfois dans un bon état. Dans ce cas, il est nécessaire de vérifier la qualité de la pose. Dans de nombreux cas, on constate qu'ils sont posés à l'envers. En effet, le pare vapeur, d'un aspect plus agréable (papier brun) que la laine, est du côté visible. Dans certains cas, pensant bien faire, le poseur a croisée deux épaisseurs d'isolant, appliquant du bon côté (pare vapeur côté plancher) la première couche, en enfermant l'humidité par la pose de la deuxième couche du côté inverse !
Dans ce premier cas, inutile de réfléchir, il faut tout retirer.
Dans le deuxième cas, l'isolant est posé correctement et il ne présente aucune anomalie. De plus, il est récent. La question fondamentale va être la qualité du mariage avec la ouate de cellulose. Opération à risque, voire à haut risque. Comme dans tout mariage, pour limiter les risques de divorces, il est souvent constaté que les différences d'âge sont parfois la source de malentendus. Alors que l'ancien isolant a déjà fait sa vie face aux intempéries de vos combles, le nouvel isolant va réagir différemment. Et la performance thermique c'est avant tout l'harmonie de vie des matériaux utilisés. Il est donc recommandé de retirer l'ancien isolant afin d'éviter de gâcher une isolation en ouate de cellulose qui vivra beaucoup longtemps que votre laine minérale.
Attention : les anciennes laines minérales ne bénéficient pas de progrès technologiques réalisées ces dernières années. A une certaine époque pas si lointaine, leurs fibres étaient reconnues comme gravement dangereuses pour la santé. Il est donc impératif de se protéger avec un matériel de qualité. Un masque alimenter par air doit couvrir l'ensemble de votre visage. Vos mains doivent être protégées avec des véritables gants. Et vous devez porter une combinaison à capuche. Complètement équipé, vous pouvez monter dans cette tenue d'astronaute pour rouler délicatement la laine minérale. Faites bien attention aux objets que vous rencontrerez : certains d'entre eux sont indispensables au bon fonctionnement de la maison. Les suspentes des rideaux peuvent être attachées par de simples cales de bois. Les fils électriques peuvent être négligemment posés dans des lieux humides Lorsque vous allez mettre la laine minérale dans les sacs poubelles de 100 litres, vérifiez bien que le premier sac passe bien par la trappe de visite ! Si possible, favorisez l'évacuation des déchets par une fenêtre. Les allers-retours avec les combles et la rue en passant par les pièces de vie ne sont pas recommandés. Vous risquez d'envahir le foyer de microfibres nocives pour la santé des habitants.
Si vous faites ces travaux pendant les périodes chaudes, faites régulièrement des poses pour vos désaltérer. Vous allez en effet perdre quelques litres d'eau sous votre combinaison.
Autre danger qui guète l'applicateur : la solidité du plancher. Combien de personnes sont passées au travers du plancher en ratant une solive ! Retirer des laines minérales dans des combles perdus est un véritable exercice physique. Ne laissez pas une personne inexpérimentée et non équipée faire ce travail pour gagner les 8 à 10 euros du m2 facturés par le professionnel.
Retirer la laine minérale, c'est bien. Mais comment s'en débarrasser ? Voilà un sujet épineux. En effet, la laine minérale présente des qualités de résistance au feu. Vous ne pouvez donc pas la brûler. Les anciennes laines présentent à la fois des risques d'irritation chimique et mécanique. Cela ne plait pas beaucoup aux centres de tri qui doivent les enfouir. La filière de recyclage de ce produit en France est inexistante ce qui pose un délicat problème pour se débarrasser de ce isolant contrairement à votre ouate de cellulose qui peut finir en compost. Deux options s'offrent donc à vous : vous téléphonez au préalable pour vérifier que votre centre de tri accepte ce produit. Si ce n'est pas le cas, laissez le professionnel gérer cette partie du chantier. Le professionnel vous facturera les frais kilométriques pour l'aller/retour jusqu'à la décharge et la prise en charge (le professionnel paye le dépôt de déchet au centre de tri) par le centre de tri.
Le repérage des points chaud
Lorsque vous allez couvrir vos combles de ouate de cellulose, si vous ne faites pas attention, vous risquez de mettre en danger votre bâtiment. En effet, dans vos combles, vous trouvez dans la majorité des cas, des fils électriques, des tuyaux d'eau chaude, des conduits de cheminée de multiples raisons pour mettre en contact votre produit avec des points de risques d'incendie. Il est donc impératif que le professionnel inspecte minutieusement vos combles pour repérer ses points sensibles.
L'il expert de l'électricien ou du chauffagiste peut être remplacé par la technologie de l'infrarouge. Avec une caméra thermique vous allez facilement identifier les zones dangereuses. Mais attention, la caméra va souligner les points chauds, encore faut il qu'ils soient en fonctionnement ! En effet, le conduit rougeoyant de votre cheminée en hiver ne sera qu'un simple tuyau bleu sur l'écran de votre caméra thermique utilisé pendant l'été Encore une fois, l'il humain du professionnel à encore de beaux jours devant lui.
Les travaux de menuiserie avant épandage
Le premier ouvrage simple mais indispensable à prévoir est le cadre en bois pour la trappe d'accès. Vous allez souffler dans vos combles 20 à 40 centimètres de ouate de cellulose. Lorsque vous allez ouvrir la trappe pour y accéder, il est nécessaire de poser un cadre autour. La hauteur du cadre doit être équivalente à la hauteur de l'isolant majorée de 20%.
Si vos combles communique avec des parties non habitées et donc non chauffée (garage, buanderie ), il est nécessaire de prévoir une planche de hauteur au minimum équivalente à celle du cadre de la trappe de visite afin d'éviter que le produit ne glisse inutilement vers les surfaces de ces pièces froides.
La dernière opération classique de menuiserie, très
simple celle-ci, est la mise en place de repères pour mesurer l'épaisseur
de l'isolant posé. Ces réglettes vont vous permettre de
constater que le produit est posé avec l'épaisseur attendue
et de manière homogène.
Les conditions de protection contre les incendies
Les cheminées et les éclairages sont les points à haut risque. Les cheminées devront être isolées de la ouate de cellulose à l'aide d'un panneau en matériau non combustible de la classe M0 conformément aux normes en vigueur avec un écart avec le point chaud de 16 centimètres au minimum.
Pour plus de sécurité, n'hésitez pas à rajouter de la perlite ou de la vermiculite entre le panneau et le point chaud. Un coup de vent malheureux ou un passage d'un gros animal peu attentif aux normes de sécurité peut être à l'origine de la dépose de ouate dans cet endroit délicat.
Pour les points d'éclairage, vous pouvez utilisez de manière astucieuse des pots de fleurs renversés. Ils offrent l'avantage d'être en minérale et d'avoir un point ouvert à leur base offrant ainsi un point d'aération. Attention, la ouate de doit surtout pas recouvrir le pot. Lors de la pose de l'isolant, il faudra en conséquence faire très attention de ne pas les recouvrir en réalisant des cratères autour de ces pots. N'hésitez pas à vaporiser une peu d'eau au dessus des cratères afin de durcir le ouate de cellulose. La mise en place de ce pot est une source de pont thermique négligeable à l'échelle du risque d'incendie concerné.
Autre solution : l'utilisation d'un tuyau PVC. Celui donnera l'impression
d'un périscope dans vos combles. Il présentera l'avantage
d'un repérage simple et rapide de vos points lumineux dans vos
combles dans le cas d'une intervention rapide de votre électricien.
Traitement des dispositifs électrique dans le ERP
Dans le cas d'isolation de combles pour les établissements recevant du public (ERP), vous devez vérifier que les solutions mises en place respectent les prescriptions du guide de l'emploi des isolants combustibles dans les ERP (Arrêté du 6 octobre 2004 publié au Journal Officiel du 29 décembre 2004).
Pour les travaux neufs, vous devez vous reporter au DTU 70-1 et 70-2. Les points clés à prendre en compte sont les suivants :
" Les boîtes de dérivation doivent être fixées hors du volume destiné à recevoir l'isolant et sur un élément de charpente.
" Les gaines électriques doivent être posées entre le plafond et les éléments de charpente (Norme NFC 15100).
" Le transformateur des spots d'éclairage en basse tension doit être fixé hors du volume destiné à recevoir la ouate de cellulose et fixé à un élément de charpente.
" Les protections des spots doivent être mises en place avant la pose de l'isolant.
" Les gaines d'antennes de télévision et les câblages pour les équipements informatiques auront été passés et suspendus à la charpente.
Traitement de la ventilation
Certains bâtiments anciens ne présentent que de simples bouches d'aération. Il est important de bien les protéger et de ne pas le boucher lors de l'épandage. Ce cas est relativement fréquent lorsque l'inspection pré-chantier n'a pas été réalisée avec soin. En effet, certaines bouches d'aération peuvent être particulièrement discrètes. L'utilisation d'un tuyau de PVC (technique du périscope) est suffisante. La taille du tuyau doit dépasser l'isolant de 20 à 25% afin d'éviter qu'un vent malheureux pousse la ouate une fois posée dans le tuyau. Lors de l'épandage, l'applicateur doit prendre soin de protéger l'entrée du périscope sinon le risque de courir à la catastrophe est grand car invisible. Si la protection est un bouchon, il ne devra pas oublier de l'enlever en fin de chantier !
Dans le cadre du chantier sur un bâtiment neuf, le groupe de ventilation
doit être hors du volume destiné à recevoir la ouate
de cellulose et à une hauteur suffisante afin de ne pas aspirer
celle-ci.
La ventilation des combles et utilisation d'un pare-vapeur
Dans le cas où un pare pluie (ou écran de sous toiture ou de couverture) est présent dans les combles, la ventilation doit être égale à 1/500ème de la surface de la toiture. Cette ventilation est dans les pignons dans le tiers supérieur des combles. Si c'est le cas, la pose d'un pare vapeur n'est pas nécessaire.
Si les combles à isoler sont dans des bâtiments localisés en moyenne et haute montagne ou si la surface à isoler est ou sera recouverte d'un plancher, il est nécessaire de prendre ces éléments en compte dans le choix du pare-vapeur.
La mise en uvre de la ouate de cellulose
Même si la ouate de cellulose peut être répandue manuellement pour des raisons généralement économiques, cette tâche longue et fastidieuse, est remplacée efficacement par l'utilisation d'une machine, dite souffleuse-cardeuse. Cette machine peut être louée pour 150 à 240 euros la journée. Il s'agit d'une machine spécifique au produit. Ne vous risquez pas à prendre une souffleuse utilisée pour les laines minérales, il s'agit d'un matériel différent.
Certaines machines sont plus taquines que d'autres et ont tendance à se boucher facilement. Le simple fait de changer d'origine de la ouate (Pays de Galles) pour une ouate d'origine allemande a cassé le moteur d'une cardeuse fabriqué d'origine américaine au troisième chantier ! Avec en prime, aucun service après vente assurée par le revendeur de la machine.
Les tests effectués sur les principaux acteurs du marché ont sans hésiter porté le choix d'un grand nombre de professionnels vers les machines d'origines allemandes dont le principal acteur offre une palette d'options suffisamment large pour envisager tous les types de chantier en tout sérénité.
Dans le large choix du matériel d'accompagnement de la souffleuse-cardeuses, les équipements les plus utilisés sont :
- La souffleuse-cardeuse, 2 kW.
- Une rallonge électrique et télécommande filaire
avec sa rallonge.
- Un tuyau de soufflage : 30 mètres.
- Des masques P2 et des combinaisons avec capuche.
- Idéalement talkie-walkie et lampe frontale.
Il est fortement recommandé de choisir avec radio commande. C'est
une technologie simple d'utilisation et très pratique.
Le soufflage de la ouate de cellulose est réalisé sur une surface plane. La pente ne doit pas dépasser 10°. Dans les cas de pente supérieure, vous vous exposez à un risque de tassement important de votre produit.
La surface est généralement un plancher plat ou un plafond suspendu à ossature apparente (épandage entre les solives).
L'utilisation de la machine nécessite deux personnes : celui qui charge la machine avec les ballots et celui qui réalise le soufflage dans les combles. Certains professionnels communiquent par talkie walkie pour optimiser les opérations.
Le réglage de la souffleuse-cardeuse est effectué en fonction de la typologie du chantier. Certains combles sont parfois situés loin et en grande hauteur ce qui suppose l'utilisation d'une puissance importante de la machine. Des surfaces de petites tailles supposent au contraire un réglage fin et lent de l'épandage. Le risque d'un mauvais réglage est avant tout une augmentation des perturbations dans la réalisation du chantier (lenteur de mise en place du produit, tuyau bouché, dispersion importante de la ouate dans l'air ). Sauf dans quelques cas rares, la qualité du produit n'est pas affecté par un mauvais réglage machine.
Le chantier est débuté dans les endroits les plus éloignés de la trappe d'accès. Il ne faut pas que l'applicateur ait à marcher sous l'ouvrage réalisé.
Lorsque l'applicateur souffle la ouate de cellulose, il doit placer l'extrémité du tuyau de soufflage le plus proche du sol au démarrage. L'extrémité du tuyau doit ensuite toujours être en contact avec le produit, voire légèrement enfoncé. Dans le cas contraire, la ouate de cellulose dégagera dans l'air une grande quantité de flocons pénalisant largement la respiration du poseur et la qualité de sa vision.
Pour assurer la régularité de pose de la ouate de cellulose,
l'épaisseur doit être contrôlée avec les réglettes
posées au préalable du démarrage du chantier sur
l'ensemble de la surface concernée. A défaut, la hauteur
doit être contrôlée avec les tracés faits sur
les murs et charpentes. Pour une surface de 100m2, il est commun de placer
en moyenne 5 à 7 repères.
Si l'applicateur souhaite retourner dans le fonds du local, il ne doit pas marcher sur le produit. Il doit avoir un chemin défini qui doit favoriser l'utilisation des solives comme support.
Pour donner un ordre d'idée, pour un chantier standard de 100m2
à 150m2 de surface à isoler en combles perdus, le temps
de chantier est de l'ordre d'une demi-journée. Cela ne comprend
pas, dans le cadre d'une rénovation thermique, le temps d'enlèvement
du vieil isolant.
Direction commerciale : 06 48 38 98 51
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